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Edito

J’ai eu l’occasion, dans ces mêmes colonnes, de rappeler que notre Ecole, au même titre d’ailleurs que nos industries, évoluait désormais dans un environnement en évolution rapide et permanente. Dans un tel contexte, il est important pour elle de faire preuve d’agilité et de s’adapter constamment, tout en suivant une ligne stratégique forte et cohérente. C’est ainsi que suite à une réflexion conduite tout au long de cette année, nous avons décidé de renforcer  notre offre de formation selon trois axes de développement: la dé-carbonisation progressive de l’Energie, l’accompagnement de l’entreprenariat et la « digitalisation ».

 

La « digitalisation » est à mon avis l’axe le plus porteur d’évolutions, voire de bouleversements. Des bouleversement dans le contenu de la formation, dans les méthodes pédagogiques, et bien sûr dans les modes de communication entre tous les acteurs concernés. Et les articles de cette newsletter en illustrent plusieurs aspects.

 

Dès à présent, IFP School s’appuie par exemple très fortement sur les réseaux sociaux pour communiquer et échanger avec différentes communautés telles que, celles des candidats souhaitant rejoindre l’un de nos programmes, des élèves en formation, des anciens élèves, des partenaires industriels ou même du grand public… Cette communication est parfois foisonnante et multi-vecteurs.

 

Au-delà de la communication entre les différents acteurs , c’est l’offre de formation elle-même qui se trouve directement impactée par de nouvelles approches pédagogiques qui s’appuient désormais sur des outils numériques. Certaines classes sont désormais « inversées » et les étudiants suivent les cours magistraux à domicile avec du e-learning pour retrouver ensuite leur professeur dans une salle de classe pour les exercices pratiques. Les MOOCs (Massive Open On-Line Course) permettent d’offrir des programmes de formation à des milliers d’apprenants connectés simultanément via internet et le Mobile Learning permet par exemple aux géologues d’emporter sur le terrain tous les documents nécessaires à leur exploration dans une simple tablette numérique. Un autre exemple est celui des jeux sérieux (serious games) qui permettent d’enseigner des matières parfois austères en suscitant beaucoup plus d’engagement et de motivation chez l’apprenant.

 

Mais n’oublions pas le contenu lui-même des formations qui se doit d’évoluer lui aussi, tant la « digitalisation » est en train d’envahir tous les secteurs économiques, en modifiant parfois drastiquement les business-models et en provoquant l’émergence de nouveaux acteurs. Les domaines de l’Energie et de la Mobilité n’échappent pas à cette tendance lourde et les réseaux électriques intelligents (smart grids) ou les véhicules connectés en sont des illustrations bien concrètes. Pas de doute, même, et surtout pour les établissements d’enseignement supérieur, la révolution numérique est en marche !

 

Bonne lecture, 

 

Philippe Pinchon

Directeur

IFP School