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Sébastien Bianchi, chargé d’enseignement au Centre Économie et Gestion d’IFP School

 

Sébastien Bianchi, chargé d’enseignement au Centre Économie et Gestion d’IFP School nous parle ce mois-ci d’un jeu made in IFP School, un « Monopoly » qui allie pédagogie et créativité. Un outil de plus grâce auquel l’Ecole développe son approche de la pédagogie par l’innovation.

 

Sebastien Bianchi

 

Bonjour Sébastien, fin septembre le Centre Economie et Gestion de l’école a eu recours à une formation en comptabilité sous forme de jeu. De quoi s’agit-il ?

 

Tout à fait ! Nous avons fait appel à un prestataire qui a créé un jeu de simulation qui permet de s'initier à la comptabilité au travers du bilan et du compte de résultat. Il se présente sous la forme d'un jeu de plateau, qui simule les divers événements de la vie d'entreprise. Chacun des participants gère sa propre entreprise et passe les écritures comptables appropriées. C’est un peu comme un « Monopoly » mais avec un cahier d’écriture à tenir à jour.
 

Monopoly

Ce qui est intéressant dans ce jeu de comptabilité, c’est son esprit collaboratif. Les décisions de chaque joueur n’impactent pas les autres joueurs, contrairement à des outils de simulation sur ordinateur. Chacun joue pour soi mais dans un environnement où l’on peut s’entraider. C’est une approche très favorable à l’apprentissage, et qui contribue à l’évolution de la pédagogie à IFP School.

 

Pourquoi avez-vous eu recours à ce format ?

 

Tout d’abord l’enseignement de la comptabilité souffre d’une mauvaise réputation. C’est une matière qui n’est pas forcément complexe en soi mais il y a beaucoup d’informations à retenir et le vocabulaire est souvent austère, ce qui peut être décourageant. L’ambition de ce jeu est de réconcilier les étudiants avec la comptabilité grâce à l’interactivité.

Par ailleurs, ce format est possible car l’objectif pédagogique n’est pas de transformer les étudiants en expert-comptable. Le but est qu’ils soient capables de décrire la structure financière de l’entreprise (patrimoine, dettes, trésorerie) en utilisant les états comptables légaux. Si on souhaite aller plus loin, il faut compléter le jeu par d’autres enseignements.

 

Quels sont les points forts et les points faibles de cette formation?

 

La comptabilité peut sembler abstraite, ce jeu permet de rendre les choses réelles. On manipule et on enregistre des flux d’argent de manière concrète. Cette dimension est primordiale selon moi, car d’habitude dans des métiers économiques les choses sont assez virtuelles. C’est également assez simple d’utilisation car on n’a pas besoin d’informatique ; le format est sur une journée avec au maximum 20 étudiants pour un formateur. Cela est très efficace sans être trop sophistiqué !

 

Par contre, les étudiants qui ont quelques notions préalables en comptabilité souhaitent souvent aller plus vite et plus loin dans le jeu. Il veulent vraiment connaître plus de détails comme la gestion des stocks ou de la TVA. Il est donc nécessaire de bien énoncer l’objectif en début de séance. Sinon il peut y avoir des frustrations.

 

Et pour la suite ?

 

On peut sans doute combiner cette approche avec des formations sur l’entreprenariat ou décliner le modèle sur d’autres sujets. Plusieurs possibilités sont envisageables car le succès est au rendez-vous !